À la suite de la tournée de Madame la Ministre des Pêches et de l’Économie maritime dans la région de Saint-Louis
Le Mouvement des Professionnels du Secteur de la Pêche Industrielle et Artisanale salue la démarche engagée à travers la tournée de terrain effectuée dans la région de Saint-Louis.
Cette démarche présente un intérêt particulier pour l’ensemble des acteurs de la filière, car elle permet de rapprocher l’action publique des réalités vécues quotidiennement par les pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, aquaculteurs, industriels, commerçants et autres professionnels du secteur.
Nous considérons notamment comme positives les initiatives relatives à l’aquaculture, au développement de la pêche continentale, à l’amélioration des infrastructures, à la sécurité des pêcheurs et au renforcement de la souveraineté alimentaire.
- Une filière stratégique pour la souveraineté nationale
La pêche ne doit pas être considérée uniquement comme une activité économique. Elle constitue un secteur stratégique pour le Sénégal.
Elle contribue à l’alimentation des populations, à la création d’emplois, aux revenus des ménages, à l’activité industrielle, au commerce et au développement des territoires côtiers et continentaux.
À ce titre, le Mouvement estime que la politique nationale des pêches doit poursuivre un objectif central : faire de la pêche un véritable moteur de souveraineté alimentaire, économique et sociale.
- Renforcer le dialogue entre l’État et les professionnels
La tournée ministérielle montre l’importance du dialogue direct avec les acteurs.
Le Mouvement propose que cette dynamique soit poursuivie de manière permanente à travers un cadre national de concertation réunissant régulièrement :
les organisations de pêche artisanale ;
les professionnels de la pêche industrielle ;
les mareyeurs ;
les transformateurs ;
les aquaculteurs ;
les organisations de femmes ;
les jeunes professionnels ;
les acteurs scientifiques et techniques ;
les représentants de l’administration.
L’objectif doit être de permettre aux décisions publiques de tenir compte à la fois des données scientifiques, des impératifs économiques et de l’expérience des professionnels de terrain.
- Pêche artisanale : améliorer les conditions de travail et de sécurité
Les difficultés observées au niveau des sites de pêche montrent la nécessité de poursuivre les investissements dans les infrastructures et la sécurité.
Le Mouvement appelle notamment à renforcer :
les infrastructures de débarquement ;
les équipements de sécurité ;
l’accès à l’eau et à l’électricité ;
les installations de conservation et de stockage ;
l’hygiène dans les sites de débarquement ;
l’accès aux équipements adaptés ;
la formation des professionnels ;
l’accompagnement des femmes transformatrices et mareyeuses.
La sécurité des pêcheurs doit rester une priorité absolue.
- Pêche industrielle : renforcer la compétitivité et la transformation locale
La pêche industrielle doit également être intégrée dans une stratégie nationale de transformation et de création de valeur.
Il est nécessaire de favoriser davantage la transformation locale des produits halieutiques, le développement des infrastructures industrielles et la création d’emplois qualifiés.
Le Mouvement considère que la compétitivité du secteur doit aller de pair avec une gestion durable des ressources halieutiques et avec une meilleure intégration des professionnels nationaux dans les chaînes de valeur.
- Aquaculture : une opportunité stratégique
Le développement de l’aquaculture constitue une perspective importante pour réduire la pression sur certaines ressources halieutiques et renforcer l’offre nationale en produits aquatiques.








