Accueil / ECONOMIE / Talc dit cancérigène : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore le contentieux

Talc dit cancérigène : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore le contentieux

Le géant pharmaceutique Johnson & Johnson a annoncé lundi 27 juillet 2026 un accord de principe de 5,5 milliards de dollars pour mettre fin à l’essentiel des poursuites liées à ses produits à base de talc aux Etats-Unis. L’entreprise américaine vise ainsi à régler les réclamations actuelles et futures concernant des cancers des ovaires attribués à ses poudres de talc. L’accord couvrirait environ 76 000 plaintes, soit plus de 99% des plaignants pour cancer de l’ovaire selon le groupe.

Ce nouveau règlement intervient après des années de bataille judiciaire. En 2023, J&J avait déjà tenté un accord à 8,9 milliards de dollars, rejeté par les tribunaux. Cette fois, la proposition doit encore être soumise à l’approbation du tribunal dans le cadre de la procédure de faillite de sa filiale Red River Talc LLC. L’entreprise précise que le dispositif ne concerne que le contentieux américain.

J&J conteste toutefois toute responsabilité. Le groupe affirme que des décennies d’études scientifiques et les évaluations des autorités de santé ne montrent pas de lien entre son talc cosmétique et le cancer des ovaires. Pour Erik Haas, vice-président chargé du contentieux, les plaintes « manquent de fondement scientifique ». L’entreprise a d’ailleurs cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada dès 2020.

Le dossier dépasse désormais les frontières américaines. En 2025, une plainte a été déposée au Royaume-Uni devant la Haute Cour de Londres. Le cabinet représentant plus de 3 000 plaignants réclame un dédommagement estimé à plus d’un milliard de livres, soit environ 1,3 milliard d’euros. Les plaignants accusent la poudre pour bébé de J&J d’avoir provoqué des cancers de la plèvre, du péritoine ou des ovaires. Le produit avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après son retrait en Amérique du Nord.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *